L'argent n'est pas dans la prospection. Il est dans la relance.

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L'argent n'est pas dans la prospection. Il est dans la relance.
Photo by Sam Williams / Unsplash

Tout le monde court après de nouveaux prospects. Presque personne ne relance ceux qu'il a déjà. C'est débile, parce que la vraie mine d'or, elle est dans les gens qui t'ont déjà dit "peut-être". Je te montre les chiffres, et le système qui rattrape l'argent que tu laisses filer.

Hello,

Un chiffre m'a scotché récemment. Je te le donne brut :

80% des ventes se signent après la cinquième relance. Et 44% des gens qui vendent s'arrêtent après la première.

Relis-le tranquillement, parce qu'il est énorme.

Ça veut dire qu'une immense majorité de vendeurs abandonnent pile avant l'endroit où l'argent se trouve. Ils font le plus dur, trouver le prospect, capter son attention, avoir un premier "peut-être", et ils lâchent au bout d'un mail sans réponse. Ils défrichent le champ, sèment, et se barrent la veille de la récolte.

Toi le premier, sûrement. Moi aussi, longtemps.

Le "non" définitif, il est rare. Le "pas maintenant" déguisé en silence, lui, il est partout. Et il vaut de l'or.

Pourquoi on abandonne (et pourquoi c'est con)

Relancer, ça fait peur. On se raconte une histoire : "s'il n'a pas répondu, c'est qu'il n'est pas intéressé, je vais le soûler, je vais passer pour un lourd."

Faux. Dans la majorité des cas, le silence ne veut pas dire non. Il veut dire : pas vu, pas le temps, pas le bon moment, noyé dans 200 mails, je te réponds plus tard et j'oublie.

Le gars n'a pas décidé de te rejeter. Il a juste... zappé. Sa vie a continué. Ton mail est descendu dans la pile.

Une relance, ce n'est pas du harcèlement. C'est un service que tu te rends, et que tu lui rends. Tu remontes en haut de sa pile au moment où, peut-être, c'est enfin le bon moment pour lui.

Ceux qui trouvent ça "gênant" laissent 80% de leur chiffre sur la table par politesse mal placée. C'est cher payé, la timidité. Et puis au final, on s'en cogne de la timidité, non ?

Le trésor que tu as déjà (et que tu ignores)

Maintenant, le vrai sujet. Parce que la relance à froid, c'est bien, mais il y a mille fois mieux.

Tu as, quelque part, une liste de gens qui t'ont déjà connu. D'anciens clients partis sans bruit. Des prospects qui ont failli signer. Des gens qui ont acheté une fois, puis plus rien. Des inscrits qui ne t'ouvrent plus.

Ce sont tes dormants. Et ils valent bien plus qu'un inconnu tout neuf, pour une raison simple : ils te connaissent déjà. La partie la plus dure, la confiance de départ, elle est déjà faite. Tu n'as pas à te présenter, à te justifier, à prouver que tu existes.

Chez moi, c'est un chantier à part entière. J'ai des centaines de prospects et de clients endormis. Plutôt que de brûler mon budget à en chercher de nouveaux, j'ai monté un système qui va réveiller ceux-là.

Le principe, sans le côté technique :

Repérer. Un truc qui tourne en fond et détecte qui s'est endormi : le client qui n'a plus commandé, l'inscrit qui n'ouvre plus. La machine surveille, moi je dors.

Trier. Tous les dormants ne se valent pas. Celui qui a acheté trois fois puis a disparu, ce n'est pas celui qui a juste jeté un oeil il y a un an. On les range par valeur.

Réveiller au bon moment, avec le bon mot. Pas un "vous nous manquez" tout mou. Un message qui a une raison d'être : une nouveauté, un truc utile, une vraie accroche.

Compare vite fait où va ton énergie :

Prospect tout neufDormant à réveiller
Il te connaîtNon, tout à prouverOui, confiance déjà là
Coût pour l'atteindreÉlevéQuasi nul, tu l'as déjà
Taux de réponseFaibleBien meilleur
EffortRepartir de zéroRallumer une braise

Aller chercher un inconnu, c'est allumer un feu sous la pluie. Réveiller un dormant, c'est souffler sur une braise encore chaude.

Je vais être honnête sur pourquoi j'ai mis si longtemps à m'y mettre.

La relance et le réveil des dormants, c'est le boulot le moins glamour du monde. Personne ne se vante d'avoir relancé pour la cinquième fois un prospect tiède. C'est pas sexy. Ça ne fait pas un beau post LinkedIn.

Chercher du nouveau, ça, c'est excitant. C'est de la conquête. On a l'impression d'avancer. Sauf qu'on tourne en rond : on remplit un seau percé pendant qu'on ignore l'argent déjà à moitié dans la poche.

Ce qui a tout changé, c'est de comprendre que le boulot chiant, répétitif, sans gloire, c'est exactement le boulot qu'une machine adore. Un humain déteste relancer pour la cinquième fois. Une relance automatisée, elle, ne connaît ni la honte, ni l'ennui, ni la peur du "non". Elle fait le sale boulot que ta fierté t'empêche de faire.

J'ai arrêté de compter sur ma discipline pour relancer. J'ai construit un système qui n'a pas d'ego.

Ce que ça change pour toi

Tu n'as pas besoin d'un gros système pour commencer. Tu as besoin d'une liste et d'un peu de cran.

Ce soir, ouvre ta boîte mail ou ton fichier clients. Trouve cinq personnes qui t'ont dit "peut-être" et à qui tu n'as jamais relancé. Cinq. Écris-leur un message simple, pas un "je me permets de revenir", plutôt un truc utile qui leur donne une vraie raison de répondre.

Puis fais la même chose avec cinq anciens clients qui ont disparu. Pas pour vendre. Pour rallumer.

Tu viens de récupérer, en dix minutes, de l'argent que tu avais déjà gagné et que tu laissais dormir. Et le jour où ça marche, tu automatiseras. Mais d'abord, prouve-toi que la braise est encore chaude.

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À très vite,

Mohamed

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