Mon deuxième cerveau tient dans un dossier (et il n'oublie jamais rien)

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Mon deuxième cerveau tient dans un dossier (et il n'oublie jamais rien)
Photo by Eytane Debruyne / Unsplash

J'ai donné une mémoire parfaite à mon IA avec un simple dossier de fichiers texte : X XXX notes, dont XXX comptes-rendus de réunions, et aucun cloud qui me tient en otage. Depuis, diriger ma boîte est devenu étrangement plus simple. C'est reproductible, et je te donne le template exact. Reste là, je te montre tout.

Hello,

Nous sommes le dimanche 22 février 2026, en début d'après-midi.

Je viens encore de perdre vingt minutes à chercher une phrase. Une seule. Un engagement pris dans un call, trois semaines plus tôt.

Je savais qui l'avait dite. Je savais à peu près quand. Il a quand même fallu fouiller l'outil qui enregistre mes visios, mes notes Apple, un Google Doc, le Discord de l'équipe, et mes mails, au cas où.

20 minutes. Pour une phrase.

Et là, le calcul qui fait mal : des calls, j'en ai des dizaines par semaine. Des idées, des décisions, encore plus. Et ma "mémoire", c'était cinq outils différents.

Cinq outils, c'est zéro outil.

On décide avec ce dont on se souvient. Ce dimanche-là, j'ai admis un truc vexant :

Le maillon faible de ma boîte, c'était ma mémoire.

Le tweet, puis la pépite

Cinq jours plus tôt, Yann avait posté un tweet qui m'avait fait tiquer : il gère la mémoire de ses agents IA avec Obsidian, des fichiers texte légers et liés entre eux, et il est lui-même surpris par l'efficacité du truc.

Ce dimanche-là, je m'y mets. Je teste Obsidian. Et en creusant le sujet, je tombe sur LA pépite : "Building your AI-powered second brain" d'Alek Dobrohotov (en anglais).

Je le dis tout de suite, parce que je déteste les gens qui maquillent leurs sources : tout le système que je vais te décrire est basé sur son template. Ce n'est pas mon invention. Je l'ai appliqué, puis adapté à ma sauce. Le crédit de la fondation lui revient à 100%.

Et la suite est horodatée, à la minute près.

15h20 : le fichier de configuration de mon vault (le dossier de notes, dans le jargon Obsidian) est créé. 17h32 : je tweete que je viens de trouver une pépite.

Deux heures. Le temps entre l'installation et le tweet d'évangéliste. Moi qui avais ignoré la mode du "second cerveau" pendant des années.

https://x.com/Mohamed__l/status/2025609759018176625

Pourquoi lui, et pas les dix autres qui m'avaient perdu avant ? Parce que le web déborde de gourous du second cerveau. Des arborescences à quarante dossiers, des méthodes à acronymes, 50 vidéos pour apprendre à ranger des notes que tu ne reliras jamais. Alek fait exactement l'inverse : un article simple, un système minimal, un plan d'installation sur 4 semaines, et une obsession de la simplicité qui se sent à chaque ligne.

Et puis il y a ses idées. Celle qui m'a fait tilt, je te la traduis :

"Ton cerveau est fait pour avoir des idées, pas pour les stocker."

Un second cerveau doit améliorer ta réflexion, pas rivaliser avec elle. Le bon système grandit avec toi, au lieu de te forcer à t'adapter à lui. Et la meilleure IA ne se contente pas d'exécuter tes tâches : elle t'aide à mieux réfléchir au travail lui-même.

Relis ces trois phrases. C'est le cahier des charges complet d'un second cerveau. Et 99% des systèmes le ratent.


D'ailleurs, je suis dans une formation, et je la recommande vivement. Justement, en ce moment on parle second cerveau : https://kavyro.com/acces-espace-premium/?ref=9

Lien affilié, il faut bien pouvoir payer les vacances au camping Cala Gogo. Par contre, mon avis est honnête, la formation est excellente, 2 live hebdo que j'ai pris plaisir à suivre assidument, le mardi et le jeudi et des vidéos de formations.


Le template d'Alek

Son système tient en trois points, et c'est justement parce qu'il est court qu'il est bon.

Un. Toute ta connaissance dans des fichiers texte. Un dossier, des notes en Markdown, sur ton disque. Pas de base propriétaire, pas d'abonnement, pas de cloud qui te tient en otage. Tu possèdes tout, pour toujours. L'outil pour les lire s'appelle Obsidian, et il est gratuit.

Deux. Pas de rangement, des liens. Neuf tags en tout et pour tout (#project, #meeting, #human, #atomic-note et compagnie), et des liens [[entre doubles crochets]] entre les notes. Pas d'arborescence à quinze niveaux que tu abandonnes au bout de deux semaines. Le graphe de tes connaissances se dessine tout seul.

Trois. Et sa meilleure idée, celle qui change tout : tu branches Claude Code dessus. Tu ouvres un terminal dans le dossier, tu lances Claude Code, et il lit tout. Un fichier CLAUDE.md à la racine lui sert de mode d'emploi : qui tu es, comment c'est rangé, comment naviguer. À partir de là, ton dossier de notes n'est plus une archive morte. C'est un cerveau, et Claude Code est le pilote qui le fait travailler.

Sa règle d'or, que j'ai adoptée telle quelle : si tu ne peux pas capturer une note en moins de 10 secondes depuis ton téléphone, ton système est trop compliqué.

Va lire son article, il vaut largement tes 5 prochaines minutes.

Ce que je mets dedans : tout ce qui compte

La discipline est simple, et c'est elle qui fait tout marcher : si c'est important, ça va dans le vault. Sinon, ça n'existe pas.

Concrètement, trois flux.

Mes idées, d'abord. Une idée de campagne sous la douche, un angle de post, un truc à creuser lu dans une newsletter : note en moins de 10 secondes, un tag, terminé. Le cerveau est libéré, l'idée est en sécurité. Avant, mes idées mouraient dans des notes Apple que je ne rouvrais jamais.

Mes décisions, ensuite. Chaque décision importante devient une note : ce qu'on a décidé, pourquoi, ce qu'on a écarté, l'avancement de nos chantiers, avec un lien vers le meeting où ça s'est joué. Six mois plus tard, quand quelqu'un demande "pourquoi on a fait ce choix ?", je ne réponds plus de mémoire. Je réponds avec la note.

Et le plus important de la boîte, tout court. Les chiffres qui comptent, les engagements pris de chaque côté, une fiche par personne avec qui je bosse, les leçons tirées de ce qui a foiré, les différents plans. Ma journée s'ouvre et se ferme sur une note quotidienne, ma vue de CEO : ce qui s'est passé, ce qui a été décidé, ce qui attend.

Et la première session avec Claude Code branché dessus, c'est une sensation bizarre :

  • Moi : "La liste todo lors du dernier point avec l'équipe, et qu'est-ce qui n'a pas bougé ?"
  • Claude Code : "Trois engagements au dernier point. Deux tenus. Le troisième n'a pas bougé : la maquette attend toujours ta validation."

Daté, sourcé, en dix secondes. Pas de briefing. Pas de "alors, laisse-moi t'expliquer le contexte". Il sait déjà.

Et comprends bien : il ne fait pas que lire. Il pilote. Il crée la note de session quand on bosse ensemble, il met à jour ma daily, il trie l'inbox, il tisse les liens entre les notes. Moi, je parle. Lui, il tient le vault propre.

Obsidian stocke. Claude Code pense.

Ce que j'ai adapté (parce que le volume)

Le template d'Alek, c'est la fondation. Mais entre un vault qui démarre et une boîte qui tourne à plein régime, il a fallu muscler le truc. Trois ajouts maison.

Des dossiers en plus des tags. Alek est un puriste du "tags seulement". Avec XXXX notes, moi, j'ai remis quelques dossiers : Daily, Sessions, Meetings, une fiche par personne. Les tags et les liens font le reste.

Le pipeline réunions, mon préféré. Mes visios sont enregistrées et transcrites par tl;dv. Un petit script rapatrie chaque transcript dans le vault, automatiquement, cinq fois par jour : la date, les participants, le contenu, et la note se classe toute seule au bon endroit. Résultat : XXXX comptes-rendus de réunions, rangés et interrogeables, sans avoir pris une seule note à la main.

La recherche par le sens. Chaque note est vectorisée (des embeddings, si tu veux le mot qui brille en soirée). Je ne cherche plus "c'était quel mot déjà ?", je cherche l'idée. "Les fois où on a parlé de clients qui partent" ressort aussi les notes qui disent "churn". C'est con, mais ça change tout.

Les exemples d'utilisation

Un exemple vécu : les entretiens annuels. Cette année, avant chaque entretien, j'ai demandé la même chose : "ressors-moi tous les points hebdo avec cette personne depuis XXX, les engagements pris des deux côtés, ce qui a avancé, ce qui a coincé". La synthèse tombe, factuelle, datée, sourcée. Mon temps de préparation ne part plus dans la fouille. Il part dans la réflexion sur l'humain en face. C'est exactement là qu'il doit aller.

Les points hebdo, pareil. Avant chaque 1:1, Claude Code relit le compte-rendu de la semaine passée et me liste ce qui n'a pas bougé. Fini le "ah oui, on avait dit ça ?". La boîte avance parce que plus rien ne se perd entre deux mardis.

Je n'ai pas amélioré ma mémoire. J'ai sorti le problème de l'équation.

Et il y a le bonus que je n'avais pas vu venir. Chaque session de travail avec Claude Code démarre maintenant avec tout le contexte de la boîte en tête. Plus aucune conversation ne repart de zéro. L'assistant du lundi se souvient de ce que l'assistant du vendredi a appris.

Souviens-toi de la phrase d'Alek : la meilleure IA t'aide à mieux réfléchir au travail lui-même. C'est exactement ça. Des notes toutes seules, c'est un cimetière bien rangé. Une IA toute seule, c'est un stagiaire brillant mais amnésique.

Obsidian qui se souvient de tout, Claude Code qui le dirige : ce duo, c'est le vrai second cerveau.

Par où tu commences

Maintenant, remonte le fil avec moi.

Un mec perd 20 minutes à chercher une phrase un dimanche de février. Deux heures plus tard, son second cerveau est installé. Quelques mois plus tard, il contient XXXX notes, prépare ses entretiens, relance ses sujets dormants et briefe son IA tout seul.

Budget de l'opération : zéro euro, à part les abonnements que j'avais déjà (Claude, et tl;dv pour les visios). Obsidian est gratuit, les fichiers texte sont gratuits, et le template d'Alek est un article public, en accès libre.

Et pas besoin de diriger une boîte. Freelance, salarié, étudiant, side project : le levier est le même. Ta mémoire est pleine de trous, ce n'est pas une insulte, c'est de la biologie. La question, c'est juste : est-ce que tu continues à faire confiance à ta tête, ou est-ce que tu lui donnes un coffre-fort avec un pilote dedans ?

L'article original déroule un plan sur 4 semaines, progressif et malin :

  • Semaine 1 : installe Obsidian, ajoute les 3 plugins, écris ta première note.
  • Semaine 2 : crée tes templates, prends le réflexe des liens [[entre notes]].
  • Semaine 3 : branche Claude Code sur le dossier, avec ton CLAUDE.md.
  • Semaine 4 : regarde ton graphe, ajuste, automatise ce qui se répète.

Mais tu n'as même pas besoin du plan complet pour sentir l'effet.

Ce soir, tu installes Obsidian, tu crées UNE note, et tu la tagues.

Le point de départ, c'est lui : https://alekdobrohotov.substack.com/p/building-your-ai-powered-second-brain .

À très vite,
Mohamed

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